Pour toi, un peu de moi, les premières lignes d'un roman sur la figure maternelle et la transmission

    Une femme sur l’eau flotte, étoile de mer illuminée par le soleil d’été. L’eau est étale, son humeur est égale. Au rythme de ses pensées elle se laisse bercer, aux sons enfouis de l’océan elle se laisse aller. Au milieu de l’eau, elle est venue se retrouver. Elle ne sait plus si ce sont les battements de son cœur, le sang qui coule dans ses veines qu’elle entend ou si ce bruit est plus profond. Un bruit qui ne lui appartient plus. Alors pour en être certaine, elle plonge un peu plus bas, un peu plus loin. Elle perd ses repères, se perd. Le manque d’air résiste à l’appel des profondeurs et quand elle sort la tête de l’eau, c’est un autre bruit qu’elle entend. Maman. Comme un cri lancé. Une corde qui la relie à la rive, un cordon qui la relie à la vie. Sur le sable elle arrive. Elle grelotte ; elle leur sourit.

Alma et Gustavo, un roman en cours

Tout part d'une photo, de cette photo. Alma et Gustavo. Deux prénoms sortis tout droit de mon esprit. Une photo et deux prénoms qui me mèneront dans les méandres de mon imagination.

Une photo prise dans le dédale des rues de Porto sans préméditation. Un cadeau à portée d'objectif. Un de ces moments de vie à saisir, un instant de poésie, un tableau à cueillir, une rencontre inédite, une histoire à écrire, un trio en devenir.